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Blog musical : news rock, infos concerts, critiques de disques

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THE STROKES

"Angles"

 

 

 

 

 

En 2001, les Strokes ont (paraît-il) sauvé le rock … 10 ans plus tard, les héros sont fatigués …

 En réalité, ce nouvel opus des new-yorkais est aussi symboliquement fort qu’il est musicalement faible. Il marque, à sa manière, la fin d’une décennie musicale.

 

Et il est de bon aloi que ce soit les Strokes, qui avaient donné le coup d’envoi de ce que l’on a appelé « le renouveau du rock », qui sifflent également la fin de la partie. La boucle est désormais  bouclée…

Des deux autres membres du triptyque qui a imprimé la cadence musicale de la dernière décennie, les Strokes étaient en effet les ultimes survivants.

Les White Stripes, après quatre années de silence musical, ont officialisé une dissolution dont plus personne ne doutait après avoir visionné la dernière scène émotionnellement très forte de leur magnifique « Under Great White Northern Lights » …  Jack White, après avoir papilloné notamment avec Alyson Mosshart, prépare désormais un album avec le sorcier Danger Mouse.

Jack White a toujours été fidèle à l’air du temps.

Jack White a tout compris …

Quant aux Libertines, le pendant anglais des Strokes, depuis leur dissolution fracassante en 2004, leurs deux frontmen ont poursuivi chacun de leurs côtés des carrières qui tant en groupes qu’en solo n’ont convaincu personne.

Sans doute bien conscients de cet état de fait, et la nécessité de payer les impôts et autres aidant, ils ont cru bon de nous imposer une reformation l’été dernier certes touchante, mais finalement assez dispensable et surtout fondamentalement anachronique.

Les Libertines sont morts depuis 2004, tout le monde le sait, et si cette reformation peut ajouter une nouvelle pierre à une histoire fort riche et passionnante, espérons qu’elle ait le bon goût de rester unique afin de ne pas sombrer dans le pathétique.

Et les Strokes, donc …

Initiateurs du mouvement avec le séminal « Is this it », les Strokes avaient par la suite alterné le bon et le moins bon sans jamais parvenir à égaler leur initiale livraison, avant de quitter la circulation depuis leur dernier « 1st impressions of Earth » pour se consacrer chacun à des projets personnels, ne communiquant plus que par échanges de presse interposés (en résumé : Julian Casablancas rependait sa joie d’être enfin libre de ses mouvements, tandis que les 4 autres se réjouissaient d’être enfin débarrassés de leur despotique leader)…

Ambiance …  

Pour beaucoup donc, les Strokes appartenaient déjà à l’histoire du rock … Jusqu’à ce que l’on nous annonce la parution à venir d’un  nouvel album, enfanté dans des conditions pour le moins particulières : le groupe a enregistré en studio sans son chanteur, qui a par la suite ajouté sa voix sur les bandes.

Autant dire qu’il aurait fallu un miracle pour que cet enregistrement réalisé dans la douleur accouche d’un album au minimum correct.

Las, le miracle ne s’est pas réalisé.

Décousu, boursouflé, pesant, l’album sonne comme un agglomérat d’idées assemblées sans la moindre ligne cohérente. L’auditeur est perdu, mais sans doute n’y a-t-il en réalité rien à chercher.

 Le constat est d’autant plus malheureux que les bonnes idées ne sont pas absentes, loin s’en faut (on en trouve à foison dans « Machu Picchu », « Under cover of darkness » ou encore « Games »), témoignage du talent indiscutable de leurs membres respectifs.

Simplement les Strokes n’existent de toute évidence plus en tant qu’entité unique, et constituent aujourd’hui une somme d’individualités qui n’est plus en mesure de se réunir sur une ligne clairement définie et de concevoir, de concert, des morceaux fluides composant un véritable album.

Alors pourtant que la fluidité et la spontanéité des compositions étaient justement ce qui donnait à « Is this it » ce charme, cette fraîcheur qui en a fait une pièce maîtresse.

L’écoute de cet « Angles » (à la pochette très laide, d’ailleurs) ne peut donc que nous inciter à dire aux Strokes un grand « merci » pour avoir, à leur manière, imprimé au rock de la dernière décennie son identité visuelle et musicale.

Merci et au revoir …

Note : 3/10

 

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N
<br /> Merci pour cet article qui n'a rien à envier à la presse rock hexagonale... Ta plume journalistique mais aussi tes opinions critiques mériteraient plus grande audience. Soon i hope...<br /> <br /> <br />
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