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Blog musical : news rock, infos concerts, critiques de disques

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THE PAINS OF BEING PURE AT HEART

 

"Belong"

 

 

 

Il faut être honnête, nous avions beaucoup aimé le premier album des Pains, et le  « toujours délicat deuxième album » étant attendu avec une certaine anxiété.

Non pas que nous nous attendions à ce que les Pains révolutionnent le rock …

Mais le premier album des Pains était touchant, paradoxalement, par ses imperfections.

Carences vocales évidentes (confirmées en concert), paroles romantico-naïves, influences des frères Reid par trop marquées, production restreinte …

Autant dire que la frontière avec le pathétique était plus que poreuse, mais que quasi-miraculeusement elle n’était jamais franchie, le Groupe étant sauvé par une candeur et une innocence incontestables, une sympathie évidente ... et aussi par la qualité intrinsèque des compositions.

Les Pains allaient-ils réussir à recréer ce délicat équilibre ? Tel était l’enjeu de ce deuxième album.

Et en réalité, telle n’est pas la voie qu’ils ont choisi d’emprunter.

Accordons à cet égard aux Pains une forme de courage : plutôt que de reproduire la même formule, ils ont décidé d’évoluer et de nous surprendre, quitte à sacrifier ce qui justement faisait leur charme.

D’intimiste la production est devenue quasi-mainstream, guitares emphatiques et synthés omniprésents, donnant la curieuse impression que les Pains sont passés d’une noisy-pop de garage sous influence à une sorte de rock FM très 80’S.     

La marque de la production incontestablement, confiée à Flood, responsable antérieurement notamment de nine Inch Nails et de … Depeche Mode.

Le Groupe se démarque aussi clairement de d’influence des Jesus & Mary Chains, nettement moins marquée ici que dans leur premier album.

Conséquence de cela : l’écoute de cet album donne la curieuse sensation de ne plus avoir dans les oreilles le même groupe que celui auparavant entendu et apprécié.

La seule constante est une qualité de compositions globalement au-dessus de la moyenne, avec certains morceaux (« Belong », « Too tough ») qui se démarquent et prouvent que les Pains n’ont rien perdu de leur sens mélodique.

Mais la frontière du mauvais goût, à laquelle nous faisions ci-dessus référence, est cette fois-ci parfois allègrement franchie (« My terrible friend »).

Plus généralement, le problème est que les mélodies tissées par les Pains sont nettement moins mises en valeur car noyées sous une production trop grasse, elles qui se fondaient si bien dans un écrin moins richement doté, qui mettait en évidence leur pureté.

Les Pains ont sans doute connu la croissance accélérée de l’adolescent jusque-là timide et réservé, qui à force de vouloir plaire au monde exagère ses actes et perd sa personnalité, tout en restant au fond de lui une belle personne …

Espérons donc que le troisième album sera celui de la maturité.

 

Note : 6,5 / 10

 

PS : vous aurez remarqué la pochette hideuse de ce nouvel album, que j’ai personnellement du mal à départager avec celle du dernier Marianne FAITHFULL pour le titre de la pochette la plus moche depuis le début de l’année. Votre aide serait appréciée. Ci-dessous la pochette du dernier Marianne, pour mémoire …

 

 

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N
<br /> Sans doute la palme revient-elle aux pains pour la pochette la plus hideuse mon cher Syl. Ce vert putride n'est pas sans rappeler les quelques descriptions que Zola faisait de l'oeuvre exposée au<br /> salon et qui donnait son titre à un roman. On en aurait effectivement la nausée.<br /> Merci pour ton travail "rédactionnel", si je puis dire.<br /> <br /> <br />
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