La voilà donc, la nouvelle héroïne de la scène new-yorkaise, celle qui fait la belle dans la dernière pub pour des chaussures à lacets avec le Stroke de service ...
Rien que le nom déjà : "Santogold". Et la pochette ... Dégurgiter de l'or ? Mais la prétention ne suffit pas, ma belle ... Il faut le talent aussi.
Prétentieux, d'ailleurs, voilà le qualificatif qui correspond sans doute le mieux à cet album. Avec une confiance en elle proprement sidérante, la Santotruc se permet d'aller manger à tous les râteliers, voulant sans doute donner une leçon à tous ses couhards qui se limitent à un style particulier.
Vraiment ? Mais le problème est que cet album ressemble fort à un medley de tout ce qu'il y a eu de pire en "musique" ces 25 dernières années. Imaginez Cindy Lauper chanteuse des Black Eyed Peas, et vous vous rapprocherez de "LES artistes". Quant à "Shove it" et "Say aha", il y a sans doute eu des émeutes en Jamaïque pour moins que ça. Et "I'm a lady" ? La pop guimauve sans relief, on a donné, merci.
De la musique, ça ? Ouais, de la musique de fond pour bar lounge branchouille, lumière tamisée et veste Dolce Gabbana de rigueur. De quoi donner matière à phosphorer aux jeunes cadres dynamiques qui s'y connaissent autant en musique que moi en élevage de poulpes.
Mais à nous, les amis ? Non, on ne nous la fera pas ... Trop vu, trop entendu ...
Il n'y a plus qu'à retourner au plus vite à l'écoute du magnifique "Begin to hope" de Regina Spektor, pour ne pas rester sur un malentendu avec la scène féminine new-yorkaise ...
Note : 2 / 10