RASCALIZE
Des deux Last Shadow Puppets, celui-là, c'est l'autre ... Le copain du bonobo.
Aurait-on d'ailleurs prêté autant attention à cet album si le frontman du groupe, Miles Kane donc, n'avait pas été avec ce qui reste pour lui un projet parallèle numéro 1 en Angleterre ? Pas sûr ...
Et on aurait eu tort.
Car au moment où Oasis nous annonce la sortie d'un nouvel album qui n'est un évènement que pour eux, les Rascals viennent nous rappeler pourquoi on aime le rock anglais.
Bravaches, guitare en avant (excellent guitariste, d'ailleurs),voix de jeune frappe, "Rascalize" compte autant de morceaux que de singles potentiels ("The Glorified Collector", "I'd be lying to you"...), et n'hésite pas à convoquer les fantômes des Jam, des Animals ... et d'Oasis, justement, que l'on a enterré depuis bien longtemps.
Le seul ennui, c'est justement l'ombre stagnante, pour ne pas dire tutellaire, qui planeau-dessus de l'album. Difficile en effet de ne pas penser aux Arctic Monkeys à l'écoute, tant les styles sont proches ... Quand alex Turner déclarait qu'il avait été stupéfait lors des premières répétitions des Puppets de voir à quel point sa voix s'accordait à celle de Miles Kane, on comprend désormais pourquoi ... Ce sont les mêmes.
Ne boudons toutefois pas notre plaisir : une jeune génération talentueuse et unie est en train de dépoussiérer chacun de son côté le rock anglais, et ensemble la pop.
Keep going, motherfuckers ...
Note : 8/10