"Odessey and oracle" Ah "Odessey and oracle". Peut-être le plus éclatant chef d'oeuvre de l'histoire de la pop. Aussi bon que "Revolver", sans doute meilleur que "Pet Sounds" (sacrilège ? Mais écoutez-le, bon sang) ...
Mais l'Histoire a été ingrate. L'album n'a point de son temps attiré les feux, les Zombies sont restés en marge des flashes, comme tant d'autres (Modern Lovers, Gun Club, j'en passe ...).
Pourtant, pile 40 ans plus tard, la magie opère, intacte.
L'album exhale une perfection jamais atteinte depuis. Peu de guitares, beaucoup de piano ("A rose for Emily" : la même que Syd Barrett regardait jouer ?), violoncelle ...
Et le mellotron (ah, le mellotron), instrument du pauvre, sublimé ici ("A butcher's tale") ...
Aux dernières nouvelles, les Zombies, qui avaient dû à l'époque se séparer à cause des ventes désastreuses de l'album, ont reçu un pont d'or pour le jouer trois soirs de suite à Londres le mois dernier.
Revers de l'Histoire ô combien mérité ...